La petite histoire des plaques

 

1928 - 1950

C’est donc par une circulaire ministérielle du 30 avril 1928 mise en application le 1er octobre suivant que ce nouveau système fait son apparition. Le principe retenu est similaire au système précédent, à savoir que la distinction des départements se fait toujours avec des lettres, mais cette fois-ci systématiquement avec des combinaisons de deux lettres. En sont exclues toutes celles qui contiennent les lettres I, O et W, les doublons et les combinaisons correspondant aux ovales internationaux de l’époque.
 

Chaque département se voit attribuer une liste de combinaisons plus ou moins grande (voire une seule). Chaque combinaison, suffixée ou non par un chiffre allant de 1 à 9, permet l’ouverture de dix séries de 9999 numéros.


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Les transits temporaires sont créés le 10 octobre 1933 avec des plaques rouges et caractères blancs. La série TT est retenue pour ces nouvelles immatriculations qui sont attribuées non par département, mais par port de débarquement des véhicules, les villes de Paris et de Lyon étant également concernées par ces nouveaux numéros. Quant aux premières immatriculations diplomatiques distinctes, elles sont créées le 17 août 1936 avec des plaques jaunes foncées et caractères blancs et reprennent la liste des lettres caractéristiques attribuées à la série TT.



Photos Francoplaque

   

En pleine Seconde Guerre Mondiale, trois séries spéciales sont mises en place. Dans un premier temps sont concernés les remorques et les tracteurs agricoles puis finalement les vélomoteurs de 50 à 125 cm3. Des combinaisons de lettres de chaque département (choisies en fin de liste) sont réservées pour ces séries, mises en place le 17 novembre 1941 pour les deux premières et le 13 septembre 1943 pour la dernière. Le principe retenu pour l’attribution des numéros reste le même que pour la série normale. Seules les plaques des tracteurs agricoles sont différentes avec un fond vert clair et des caractères blancs.


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Le 8 janvier 1942, une autre série spéciale est mise en place. Elle concerne les véhicules des Chantiers de la Jeunesse dont les immatriculations sont gérées à Clermont-Ferrand. Pour ce faire, la combinaison CJ est extraite de la liste des combinaisons des Bouches-du-Rhône et affectée à cette nouvelle utilisation, toujours selon le même principe que pour la série normale.

Une fois la guerre terminée et l’Alsace-Moselle redevenue française, les séries spéciales concernant les remorques et les tracteurs agricoles sont mises en place le 7 février 1946 dans ces trois départements au contraire de la série spéciale pour les vélomoteurs qui avait déjà été mise en place en 1943.

Une des dernières nouveautés de cette période est la mise en place des immatriculations domaniales le 1er janvier 1948 (décret du 9 octobre 1947).

Prévu pour durer 75 ans à l’origine, ce système disparaît en définitive au bout de 22 ans seulement, dans une réforme déjà liée à l’adoption d’une nouvelle carte grise.

JFŻ